Rapport Vulnérabilité des réseaux

L’AFPCN et l’IMdR ont mis en place un groupe de travail en 2008 sur la vulnérabilité des réseaux face aux risques naturels. Le rapport de synthèse « Vulnérabilité des réseaux et catastrophes naturelles » se fonde sur des témoignages recueillis lors de réunions plénières du groupe de travail IMdR-AFPCN (2008-2012) et une base bibliographique variée.

Dans un premier temps, la synthèse montre au travers d’exemples l’enjeu réel que représente la vulnérabilité des réseaux face aux catastrophes naturelles. La deuxième partie posera le contexte dans lequel cette vulnérabilité doit s’envisager. Ensuite, sont identifiés les réseaux d’acteurs pertinents et pour chacun d’eux les difficultés rencontrées lors d’une catastrophe naturelle. Cette partie se propose d’identifier les difficultés selon une approche dite « cindynique »  et les principes d’action face aux enseignements tirés d’expériences. Enfin la synthèse se termine sur les pistes de la mise en œuvre de ces solutions.

Le groupe de travail devrait organiser une demi journée de restitution débat le 15 octobre 2015.

Rapport d’information Xynthia

Le Sénat vient de publier un rapport d’information fait au nom de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation Xynthia 5 ans après : pour une véritable culture du risque dans les territoires.

 

Le forum européen pour la réduction des risques de catastrophe

Le forum européen pour la réduction des risques de catastrophe (EFDRR) est une instance d’échanges et de coordination pour la région Europe dont l’objectif est de faciliter les synergies en matière de réduction des risques de catastrophe pour le continent européen.

Le Forum assure la liaison entre les différents pays du continent européen et engage ses adhérents à mettre en oeuvre le cadre d’action de Sendai, adopté au mois de mars 2015. Les membres du forum ont pour objectif de développer une déclinaison coordonnée du nouveau cadre international qui prenne en compte les spécificités du continent européen.

La France assure en 2015 la présidence du Forum, la vice-présidence étant assurée par la Finlande qui présidera en 2016. Le forum se réunit une fois par an dans le pays assurant la présidence. Dans le cadre de ses compétences interministérielles en matière de réduction des risques de catastrophe, le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie est chargé de l’organisation de cette réunion annuelle qui se tiendra à Paris les 7, 8 et 9 octobre 2015.

La tenue de ce forum européen à Paris en 2015 revêt une importance particulière. En effet, cette réunion sera la première à se tenir depuis l’adoption du nouveau cadre international de Sendai pour la réduction des risques de catastrophes. Elle se situera juste après les conférences d’Addis Abeba et de New York sur le financement et l’agenda du développement durable, et quelques semaines avant la conférence Paris Climat 2015 (COP 21).

Cet événement sera l’occasion de coordonner et d’approfondir les actions menées en matière de réduction des risques de catastrophes à l’échelle régionale, de faciliter l’échange d’informations et le partage d’expérience, de promouvoir des solutions innovantes et d’encourager l’engagement politique sur cette question.

Journée d’étude « Changer avec le climat ! », le 30 juin 2015 à Paris

Salle 30.06

Le Conseil général de l’économie (CGE) et l’Association française de prévention des catastrophes naturelles (AFPCN) ont organisé une journée d’étude « CHANGER AVEC LE CLIMAT ! », avec l’appui de l’Académie des technologies et de l’Observatoire national des effets du réchauffement climatique (ONERC), le Mardi 30 juin 2015 de 9h à 18h, au Centre de Conférences Pierre Mendès France, 139 rue de Bercy à Paris.

Cette journée s’inscrit dans la perspective de la COP 21 qui se tiendra à Paris en décembre 2015 mais se propose d’élargir la réflexion au delà de cet horizon.

Nous trouverez le dossier des participants et les présentations de la journée.

Publication GT « Expertise et décision publique »

Synthèse « Expertise, opinion et décision publiques dans le domaine des risques environnementaux ». Cette note présente l’état d’avancement des travaux du groupe de travail (GT) « expertise et décision publique » à partir de quatre études de cas : l’enfouissement des déchets nucléaires ; l’exploitation des « gaz de schiste » (hydrocarbures non conventionnels, HNC) ; la menace d’éboulement de la Séchilienne ; l’évolution des travaux du GIEC. Ces cas sont liés à des risques environnementaux, même s’ils concernent également des problèmes économiques, sanitaires ou autres. Le travail du GT pourra être complété par des entretiens et l’examen d’autres cas, tels que la toxicité des nanoparticules, la tempête Xynthia, etc.

Conférence mondiale pour la réduction des risques de catastrophes (RRC)

 EPS_WCDR-logo-CMYK2Après des discussions marathon, la Conférence mondiale adopte le nouveau cadre international pour la réduction des risques de catastrophes (RRC)

Sendai, le 18 mars 2015 : Les représentants de 187 membres de l’ONU ont adopté ce jour le premier accord important pour l’agenda du développement après 2015, un ambitieux cadre de international pour la réduction des risques de catastrophes avec 7 objectifs et 4 priorités d’action.

La présidente de la Conférence, Mme Eriko Yamatani, Ministre d’Etat pour la RRC a annoncé l’accord sur le Cadre de Sendai pour la RRC 2015-2030, après une négociation finale qui a duré plus de 30 heures.

Margaretha Wahlström, représentante spéciale du Secrétaire Général pour la RRC, et chef du bureau des Nations Unies pour la RRC (UNISDR) a dit : « l’adoption de ce nouveau cadre pour la RRC ouvre un nouveau chapitre important du développement durable, car il décrit des objectifs clairs et des priorités d’action qui conduiront à une réduction substantielle des risques de catastrophes et des pertes en vies humaines, moyens d’existence et santé. La mise en œuvre du Cadre d’action de Sendai pour la RRC dans les 15 prochaines années va demander des engagements forts  et de la direction politique et sera vital pour les futurs accords sur le développement durable et sur le climat, qui seront débattus plus tard cette année. Comme l’a dit le Secrétaire Général, la durabilité commence à Sendai. »

Le Cadre décrit 7 objectifs globaux devant être atteints dans les 15 prochaines années : une réduction substantielle de la mortalité globale liée aux catastrophes, une réduction substantielle du nombre de personnes affectées, une réduction des pertes économiques en relation avec le PIB global ; une réduction des dommages et aux infrastructures et d’interruption des  services de base, comme la santé et l’éducation ; une augmentation, d’ici 2020, du nombre de pays dotés de stratégies nationales et locales pour la RRC ; une coopération internationale améliorée ; un accès amélioré aux services d’alerte précoce multi-risques et à l’information et l’évaluation des risques.

La Présidente de la conférence, a dit : « la relation que le Japon entretient avec la  communauté internationale de la RRC a été renforcée par les résultats de cette conférence. La mise en œuvre réussie de ce nouveau cadre entrainera une réduction du niveau actuel des catastrophes et l’évitement de nouvelles catastrophes ».

Le co-président du comité de négociation, l’Ambassadeur Päivi Kairamo, de Finlande, a dit : »les délégués ont pris en compte l’expérience gagnée lors de la mise en œuvre du cadre d’action de Hyogo. Nous nous sommes mis d’accord sur quatre priorités d’action centrées sur la meilleure compréhension des risques, le renforcement de la gouvernance de la RRC et plus d’investissements. La priorité finale appelle pour plus de préparation effective aux catastrophes, incluant le principe de ‘meilleure reconstruction’ dans le retour à la normale. Ce seront les quatre points cardinaux de la RRC pour les 15 prochaines années ».

L’autre co-président, l’ambassadeur Thani Thongpakhadi, de la Thaïlande, a dit : « je voudrais remercier tous ceux qui ont persévéré durant ces cinq derniers jours pour produire un cadre d’action qui guidera la RRC pour le 15 prochaines années ».

La Conférence mondiale sur la RRC (WCDRR) a réuni 6500 participants dont 2800 représentants gouvernementaux venant de 187 pays. Le forum public a vu défiler 143 000 visiteurs en cinq jours, ce qui en fait le plus grand rassemblement de l’ONU jamais tenu au Japon.

(Traduction par F. Gérard)

  1. Le cadre d’action de Sendaï
  2. La déclaration de Sendai

L’AFPCN était représentée à cette conférence par deux membres du bureau, M. François Gérard et M. Roland Nussbaum.

A cette occasion, l’association a réalisé deux posters: French association for disaster risk reduction (AFPCN), Research, studies and prospective et un flyer.

FlyerVous trouverez sur les liens suivants un compte rendu et une présentation de la présence de l’AFPCN et des impressions ressenties.

Agenda 21 et risques : journée d’échanges en Bretagne, le 28 janvier 2015

Le groupe de travail AFPCN – CGDD « Agenda 21 et risques » et la DREAL Bretagne ont organisé le 28 janvier dernier à Rennes une journée d’échanges sur la thématique Agenda 21 et risques. Les présentations et le compte rendu sont disponibles sur la page suivante.

Workshop « Certitudes et incertitudes sur le climat : l’AR5 et après ? », le 28 janvier 2015

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Le groupe de travail « Climat » de l’AFPCN a organisé une conférence débat sur « Certitudes et incertitudes sur le climat : l’AR5 et après ? », le Mercredi 28 janvier 2015 de 15h30 à 17h30, à l’IPSL, Université Pierre et Marie Curie, 4 place Jussieu, 75005 Paris avec la participation de Katia Laval et Valérie Masson Delmotte.

Le premier objectif était de faire le point après la publication du rapport de synthèse du GIEC le 1er novembre 2014. Katia Laval et Valérie Masson-Delmotte ont dressé un panorama des certitudes et des incertitudes de l’état des connaissances sur le système climatique. Elles ont abordé notamment la question de la variabilité, du passage de la grande échelle à de plus petites échelles et de l’importance de la compréhension des climats passés. Leurs présentations a permis d’ouvrir des échanges sur les risques liés au changement climatique, leur gestion, les pistes de recherches et d’expertises futures. Nous nous intéresserons, en particulier, à la manière dont les connaissances acquises sur le système climatique à l’échelle globale peuvent s’articuler pour aborder la question de l’adaptation à l’échelle régionale. La problématique des solutions à inventer pour « faire avec » le changement climatique fera l’objet d’une journée d’étude spécifique, le 30 juin prochain.

Vous trouverez joint l’annonce, le programme, le résumé des interventions et le compte rendu ainsi que la synthèse réalisée par le groupe « Climat » sur l’expertise du GIEC.

Participation de l’AFPCN au projet européen ECOSTRESS

Logo_Sito2Depuis janvier 2014, l’AFPCN est partenaire du projet ECOSTRESS (Ecological coastal strategies and tools for resilient European societies). Ce projet durera deux ans, pour un montant total de 665 000 €, dont 75% sont financés par la DG ECHO de la Commission Européenne.

L’objectif d’ECOSTRESS est de rechercher des stratégies intégrées de prévention et de gestion des risques sur les zones côtières, celles-ci étant définies comme les territoires naturels et habités exposés aux submersions marines.

Le projet est conduit par EUCENTRE, organisme italien de recherche et de formation en ingénierie de la prévention, avec trois partenaires : ISIG, institut italien de recherche en sociologie, DELTARES, institut néerlandais de recherche et d’ingénierie dans le domaine de l’eau et des infrastructures, et, enfin l’AFPCN.

ECOSTRESS se propose tout d’abord de faire la revue et l’analyse des cadres règlementaires, méthodes et outils disponibles pour la gestion des risques côtiers. Cette analyse servira ensuite à monter un système d’aide à la décision dont la démonstration sera menée sur un site test, à savoir la Mer de Wadden qui borde les côtes des Pays-Bas, d’Allemagne et du Danemark, site très bien documenté.

L’AFPCN est partenaire du projet pour donner l’avis des parties prenantes de la prévention, planificateurs et acteurs des territoires. Elle est impliquée dans la phase initiale de documentation et dans la phase finale de démonstration pour définir, notamment comment les outils développés pourraient être utilisés sur d’autres zones côtières comme la Baie de Somme ou la Côte Atlantique.

L’équipe de l’AFPCN impliquée dans le projet est constituée de François Gérard, membre du bureau, d’Elsa Rothschild et de Julie Pétrelle, Roland Nussbaum apportant son expertise.

Pour en savoir plus : http://www.ecostress.eu/

Conférence Ortwin Renn « la gouvernance des risques : comment prendre en compte les incertitudes »

L’AFPCN et l’IMdR ont organisé le 26 mai 2014 une conférence sur la gouvernance des risques : comment prendre en compte les incertitudes avec la participation d’Ortwin RENN, Professeur de sociologie de l’environnement et de l’évaluation de l’impact des technologies à l’Université de Stuttgart. Son intervention a été mise en perspective par trois intervenants sur les problématiques françaises.

Vous trouverez joint le compte rendu, les présentations sont disponibles sur le lien suivant.