L’AFPCN et le Centre des Politiques de la Terre ont organisé le 19 juin 2020 un Webinar sur le thème “Nouveaux modes d’intervention scientifique dans les médias“. Avec l’intervention de Johnny Douvinet, Maître de Conférences à l’Université d’Avignon, Anne-Laure Barral, journaliste à France Info et Marc Rigolot, directeur de la Fondation MAIF, le Webinar s’est porté sur la question “Comment les nouvelles technologies de collecte des données affectent la manière dont scientifiques et médias communiquent sur le risque ?”.

Quelques mots sur le Webinar…

Le travail de collecte des données a longtemps été l’apanage des scientifiques. Mais depuis quelques années, les outils et les pratiques se sont grandement diversifiées, tout en s’ouvrant à de nouveaux acteurs. Ceci a une influence considérable sur la manière dont la science se construit, mais aussi sur la manière dont elle se communique. La chaine traditionnelle des acteurs, allant des experts au grand public, en passant par les médias s’en trouve également transformée. Explorer ces transformations et la manière dont elle influence la communication sur différents types de risques est au cœur de ce premier webinaire.

Mettant à profit les possibilités offertes par les « nouvelles » technologies de l’information et de la communication (TIC), les scientifiques ont développé de nombreux outils leur permettant de collecter des informations relatives aux risques en provenance directe des citoyens. En instaurant un lien entre les experts et les citoyens, ces outils permettent d’intéresser le grand-public aux risques sous un angle moins catastrophiste de la « catastrophe », et de les impliquer dans le processus de construction des connaissances, au profit d’une approche parfois plus ludique et proximale, mais qui peut dans certains cas interroger sur l’utilisation de nos données personnelles. Comment ces pratiques rebattent-elles les cartes du traitement médiatique des risques ?

À l’inverse, dès la survenue de catastrophes, de nombreux médias sont à la recherche d’informations en provenance de témoins directs, et multiplient les appels à témoignage via leurs sites internet ou directement sur les réseaux sociaux. S’inscrivant parfois en « concurrence » avec des projets de science participative ou collaborative, cette « chasse à l’information » par les rédactions permet de capter et d’archiver de précieuses informations descriptives des effets des catastrophes. Quelle place du scientifique pour accompagner et exploiter ces données citoyennes canalisées par le « temps médiatique » ?

Comments are closed.