Comité des utilisateurs

L’action en bref

L’AFPCN est chargée de l’animation du comité des utilisateurs de l’Observatoire national des risques naturels (ONRN), dont la mission est d’évaluer les productions de l’observatoire et de recueillir les attentes des utilisateurs, de les synthétiser pour faire converger ces productions et ces attentes.

Contexte

L’Observatoire national des risques naturels (ONRN) a été créé le 3 mai 2012 par une convention de partenariat entre l’Etat (représenté par le ministère en charge de l’écologie), la Caisse Centrale de Réassurance (CCR) et la Mission des sociétés d’assurances pour la connaissance et la prévention des Risques Naturels (MRN, association créée par la Fédération Française des Sociétés d’Assurances (FFSA) et le Groupement des Entreprises Mutuelles d’Assurance (GEMA)).

L’ONRN doit répondre aux besoins des acteurs qui reconnaissent la nécessité de se mettre en réseau pour partager les informations dont ils disposent et élaborer ensemble des analyses, pour réduire la vulnérabilité des territoires et évaluer la mise en œuvre des politiques de prévention des risques naturels.

C’est pourquoi l’observatoire s’est doté d’un Comité des utilisateurs dont l’animation a été confiée à l’AFPCN.

Organisation

L’action est pilotée par François Gérard, membre du bureau de l’AFPCN, assisté par un comité de pilotage, François Gillet (Université Joseph Fourier, Grenoble), Richard Laganier (Université Denis Diderot, Paris), Roland Nussbaum (MRN) et Julie Pétrelle (AFPCN).

Le comité des utilisateurs rassemble des acteurs de la gestion des risques, représentant les groupes suivants :

  1. Gouvernement et administrations d’Etat : groupe comprenant les organes des pouvoirs d’Etat, législatif, exécutif et judiciaire, ainsi que les services centraux et déconcentrés des administrations d’État, en charge de la définition et de la conduite des politiques publiques de prévention et gestion des risques et des crises.
  2. Elus locaux, collectivités territoriales et leurs administrations, y inclus leurs services publics rattachés (SDIS, établissements de santé et d’éducation), leurs associations et les associations d’élus : groupe comprenant les élus territoriaux et leurs assemblées territoriales et locales, ainsi que les administrations territoriales. en charge de la définition et la conduite des politiques publiques territoriales. Entrent également dans cette catégorie des associations d’élus (AMF, ADF, ARF, ANEM, ANEL, … ), ainsi que les collectivités territoriales spécialisées (syndicats de rivière, EPTB…) et leurs associations (AFEPTB) ou les associations de collectivités (exclusivement ou principalement) constituées sur une thématique de la prévention des risques (CEPRI, IPGR…), de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme (agences publiques d’urbanisme, établissements publics fonciers, etc), à l’exclusion des observatoires régionaux (inclus dans la classe 3 des observatoires).
  3. Observatoires : Ici on trouve les structures autonomes exerçant une fonctionnalité principale d’observatoire, tels que  les observatoires régionaux de l’environnement,  associés privilégiés de l’ONRN, mais également des groupes universitaires jouant officiellement le rôle d’observatoires, comme l’EOST et l’IPGP.
  4. Opérateurs de l’État : établissements publics (divers statuts sous tutelle de l’Etat) exerçant des fonctions de recherche et d’étude, collecteurs de données et fournisseurs de produits utiles à l’ONRN (ex. BRGM, CETMEF, CERTU, IRSTEA, ONF, INSEE, INRA, IGN, Météo France…).
  5. Enseignants du secondaire et du supérieur, enseignants-chercheurs, leurs structures de rattachement (ex. Universités, Grandes Ecoles, CNRS, INSERM,…)  et leurs associations (ex.  IFFO RME, etc).
  6. Professionnels et leurs associations représentatives : géo-professions réglementées (géomètres experts, notaires), architectes, agences d’urbanisme privées, aménageurs, opérateurs de réseaux (eau, énergie, transport, télécommunications), bureaux d’études, sociétés d’ingénierie et de consultance, services financiers, dont assurance et réassurance, établissements de crédit et services d’investissement, etc. Compte tenu du grand nombre de secteurs  potentiellement concernés dans cette catégorie, la priorité sera donnée aux associations représentatives pour la participation au comité des utilisateurs restreint, sauf dans le cas d’opérateurs exclusifs sur certains secteurs spécifiques (infrastructures nationales de réseau de transport ou d’énergie).
  7. Structures mixtes de coopération thématiques : groupements d’acteurs publics et/ou privés dont l’activité inclut en tout ou partie le domaine de la gestion des risques naturels (exemples : CYPRES, Pole Risques d’Aix, CALYXIS, PARN…).
  8. Associations thématiques : associations non professionnelles incluant explicitement ou implicitement la gestion des risques majeurs, dont naturels, dans un objet social touchant à l’amélioration de la connaissance : AFPS, SHF, AFPCN, HCFDC, Croix Rouge Française…
  9. Associations de défense : associations de sinistrés, de riverains, de protection de l’environnement et plus généralement : ONG, syndicats…
  10. Organismes internationaux : ONU et ses agences, OCDE, Conseil de l’Europe, Union européenne et ses agences… Cette catégorie constitue un utilisateur potentiel important, avec désignation possible de correspondants dans les différents organismes, susceptibles d’être observateurs au comité des utilisateurs.

Le comité des utilisateurs est le noyau du Forum des utilisateurs, ouvert à tous les utilisateurs des informations produites par l’ONRN.

Le Comité des Utilisateurs a été formellement mis en route le 28 mars 2013, lors des premières rencontres de l’ONRN, rencontres qui ont vu l’inauguration du portail de l’ONRN et le premier forum des utilisateurs de l’ONRN.

Le succès de cette mise en route est l’aboutissement d’un processus de concertation commencé le 30 mai 2012, incluant une réunion de lancement, une réunion de préfiguration et une enquête menée au premier trimestre de 2013, sans oublier les auditions réalisées par les partenaires.

Le comité est a été constitué dans le courant de l’été 2013 et sa première réunion formelle s’est tenue le 4 novembre 2013.

Publications

Conférence débat de l’ONRN « Connaissance de la sinistralité », le 20 avril 2016

 

L’Observatoire national des risques naturels (ONRN) et l’AFPCN ont organisé, le 20 avril à Paris, la 2ème Conférence débat « Vers une connaissance partagée des évènements naturels en France ? dans le cadre de l’atelier thématique ONRN sur la « Connaissance de la sinistralité ». Vous trouverez le programme sur le lien suivant.

La bonne connaissance des conséquences dommageables des évènements naturels constitue la source de toute gestion des risques efficace. De nombreuses initiatives existent au niveau mondial ayant pour but de recenser les catastrophes historiques : la base de données EM-DAT du CRED, laplateforme open-source Desinventar de l’UNISDR, les bases de données des grands réassureurs (MunichRe, SwissRe…). Le « Cadre d’action de SENDAI pour la réduction des risques de catastrophes 2015 – 2030 », adopté au Japon en mars 2015, retient parmi ses objectifs principaux (objectif N°1) le partage et la diffusion d’informations sur les dommages et les risques. Au niveau de l’Union Européenne, ce même objectif est retenu aussi bien au titre de la directive inondations, de la
stratégie européenne d’adaptation au changement climatique, que de nouveaux travaux
collaboratifs sous l’égide du JRC et dans le cadre de la mise en oeuvre du SFDRR.

L’objectif de cette conférence est triple :

  • Eclairer, par le contexte mondial et/ou européen, sur l’état des initiatives de collecte et de diffusion d’informations relatives aux évènements dommageables d’origine naturelle, en dégageant dans la mesure du possible des bonnes pratiques à reproduire et/ou des écueils à éviter dans le cas français ;
  • Réaliser un état des lieux, bien que nécessairement incomplet, de récents travaux de recherche, recensements et bases de données existantes en France, en mettant en lumière leurs usages et limites, et en discutant leur complémentarité, leur redondance ou leur interopérabilité ;
  • Confronter les producteurs de données avec les utilisateurs, pour faire émerger les grandes lignes des attentes vis-à-vis d’une base de données nationale ONRN des évènements naturels et de leurs conséquences, notamment à la lumière des deux points précédents.
    orientations à venir.

Présentations

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