Vigilance et alerte

L’action en bref

 

La vigilance et l’alerte font partie des moyens les plus importants pour gérer les risques Leur efficacité s’est accrue remarquablement depuis vingt ans grâce aux progrès tant de la prévision, que de la diffusion des informations et des moyens d’intervention. L’AFPCN a mis en place un groupe de travail dont l’objectif était de faire un bilan de la mise en œuvre des procédures de vigilance et d’alerte, de noter les bonnes pratiques et d’établir des recommandations pour l’avenir.

 

Contexte

 

©PHOTOPQR/L’ALSACE/Thierry Gachon – HAGUENAU (BAS-RHIN)

Le concept de vigilance météorologique a été développé en France à la suite des évènements catastrophiques de 1999, notamment les tempêtes Lothar et Martin. Il a été mis en application dès 2001 avec la mise en place de la procédure de vigilance météorologique.

L’idée de base, novatrice à l’époque, est de fournir aux citoyens et aux autorités la même information sur les phénomènes potentiellement dangereux prévus dans les 24h à venir, en les classant suivant quatre niveaux de gravité, niveaux entraînant normalement la mise en place de mesures par les autorités, notamment la diffusion d’alertes, et l’adoption de comportements de sauvegarde par les citoyens. L’application de ce concept est aujourd’hui internationalement reconnue comme une bonne pratique pour la prévention des risques et la gestion des crises. De nombreux pays l’ont reprise, notamment en Europe où a été mis en place un portail d’information s’adressant à tous les citoyens européens.

Considérant que ces développements sont un succès remarquable de la communauté française en matière de réduction des risques, l’AFPCN s’est rapidement préoccupée d’en faire le bilan pour proposer des évolutions et des bonnes pratiques. Un premier colloque a été organisé en novembre 2007 en association avec Météo-France et le groupe de travail a vu le jour.

A partir de trois sessions plénières sous forme de colloques ouverts, tenue entre janvier 2009 et mars 2011, le groupe de travail a pu faire le bilan de dix ans d’exploitation du système, en étudier les évolutions techniques ainsi que ses extensions à de nouveaux aléas, notamment océaniques et géophysiques, pour en déduire un certain nombre de principes d’action pour les acteurs, services de l’Etat, opérateurs et collectivités. Si le groupe a pu faire des recommandations techniques et d’organisation, il n’a malheureusement pas pu approfondir l’ensemble les aspects sociaux du problème.

Il s’agit par exemple de la représentation et du comportement face aux informations de vigilance et d’alerte, de la prise en compte des vulnérabilités particulières dans la population, etc. Un des principes de l’AFPCN est l’approche intégrée de la prévention, équilibrant les sciences humaines et sociales et les technologies.

L’articulation entre vigilance et alerte : comparaison des conceptions et des moyens de ces deux procédures et notamment de la diffusion des messages, comment passe-t-on de l’une à l’autre et à la gestion de crise. Fonction des réseaux sociaux…

C’est donc un vaste sujet qui reste à explorer dans la perspective plus vaste de la réduction de la vulnérabilité des territoires, la vigilance et l’alerte en étant un élément parmi d’autres. C’est un nouveau chantier qui s’ouvre donc pour l’AFPCN et ses partenaires.

 

Organisation et programme de travail

 

Le programme d’action sera établi lors de la mise en place d’un nouveau groupe de travail. L’AFPCN recherche un pilote pour animer cette action.

 


Publications

 

 

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