GT Risques et réseaux sociaux

GT piloté par Rémy Bossu (CEA) et Valérie November (CNRS)

L’action en bref

 

Comment exploiter les nouvelles technologies et les réseaux sociaux  dans toute la chaîne de risque : prévention, communication et gestion des risques (diffusion de l’information, communication instantanée, compréhension des attentes de la population, solidarité …) tout en gardant conscience des dangers liés à ceux-ci (précision et fiabilité des informations, rumeurs …) ?

 


Workshop « Les conséquences éthiques et juridiques de l’utilisation des médias sociaux dans la gestion des risques », le 8 avril 2016

 

Les médias sociaux et notamment les réseaux sociaux et les smartphones modifient en profondeur le comportement des populations pendant les crises. D’ailleurs, des Etats-Unis à la Chine, les smartphones sont si importants pour le public que les autorités sont amenées à installer des stations de recharge dans l’attente du rétablissement de l’alimentation électrique après un désastre. Cette importance est directement liée à ce que les technophiles appellent la mobiquité, cette capacité à communiquer en chaque lieux et chaque instant et ainsi se tenir informé et informer les siens.

Cette aptitude offerte à chacun de devenir source, relai et consommateur d’information en temps réel crée une nouvelle réalité qui telle Janus présentent deux visages : d’un côté une capacité inégalée de collecte d’information, d’identification des besoins pendant une crise, et de l’autre des rumeurs, fausses informations, des informations aux conséquences potentiellement funestes (rappelons-nous des informations diffusées par les chaines d’informations lors de la prise d’otages de l’Hyper Casher) qui se propagent à la vitesse des ondes électromagnétiques voire même des canulars au goût douteux.

Et puis il y a toutes les conséquences non anticipées de l’usage des médias sociaux. Lors des attentats de janvier 2015, l’ensemble des barrages routiers mis en place par les forces de l’ordre dans la traque des frères Kouachi étaient visibles sur l’application Waze. Ils avaient simplement été reportés par les utilisateurs de cette application de trafic et navigation communautaire.

Les conséquences ne se limitent pas à la seule phase de crise. L’autonomisation qu’offrent les médias sociaux laisse apparaitre de nouveaux acteurs de l’information du public, de la météo à la cartographie, ou à l’exposition à la radioactivité comme au Japon après le désastre de Fukushima. Ces voix différentes, voire dissonantes, peuvent placer des opérateurs officiels dans des situations délicates et confronter le public à des informations contradictoires. Qui croire alors ?

Enfin, pour compléter ce tour d’horizon, ces nouveaux usages génèrent de nouvelles attentes : certains utilisent Twitter pour contacter les services d’urgence et s’attendent à être entendus ! Dans un contexte de judiciarisation croissante de nos sociétés et notamment des désastres, illustré par le procès des « 7 de l’Aquila » consécutif au séisme du même nom en Italie en 2009, quelles pourraient être demain les conséquences juridiques de ces nouveaux usages ?

L’objectif de cette journée qui fait suite à une première journée d’étude en janvier 2015 sur l’utilisation des médias sociaux dans la gestion des crises est d’explorer ces questions. A quelle sauce les acteurs risquent d’être mangés demain entre des notions telles que les lanceurs d’alerte, la non-assistance à personne en danger, la mise en danger de la vie d’autrui….

 


Workshop « Les risques à l’heure du numérique : quels changements dans leur gestion ? », le 23 janvier 2015

 

Le groupe de travail « Réseaux sociaux, nouvelles technologies et risques » de l’AFPCN, animé par Rémy Bossu , secrétaire général du CSEM au CEA, et par Valérie November , Directrice de recherche à l’ENPC, a organisé le 23 janvier à Marne la Vallée, un workshop « Les risques à l’heure du numérique : quels changements dans leur gestion? ». Comment exploiter les nouvelles technologies et les réseaux sociaux dans les différentes phases de la gestion des risques : prévention, information, communication, gestion de crise, post crise … tout en gardant conscience des dangers liés à ceux-ci ? L’objectif dans un premier temps a été de présenter des actions concrètes d’utilisation des nouvelles technologies dans la gestion des risques et dans un second temps les intervenants et les participants ont été appelés à mettre en perspective et à réagir sur les problèmes et les questions que soulèvent ces utilisations. Le dossier des participants et les conclusions du workshop vous sont joints.

Session 1 : Open data : quels apports à la gestion des risques ?

Session 2 : L’apport des nouvelles technologies à la gestion d’un évènement

Présentations complémentaires

 


Participants au GT

  • Alice Azémar, AFPCN
  • Rémy Bossu, CSEM/CEA
  • Paul-Henri Bourrelier, AFPCN
  • Laura Petersen, CSEM
  • Richard Guillande, SIGNALERT
  • Anthony Level, groupe TF1
  • Gilles Martin, VISOV
  • Valérie November, CNRS
  • Julie Pétrelle, AFPCN
  • Didier Raciné, Préventique
  • Caroline Rizza, Telecom ParisTech
  • Jean-Michel Tanguy, DGPR Ministère de l’Environnement
  • Xavier Tytelman, DGSCGC Ministère de l’Intérieur
  • Daniel Zajdenweber, Université Paris Ouest Nanterre

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